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Je dois vous dire quelque chose qui ne va peut-être pas vous plaire.

Mais c’est nécessaire.

Vous n’avez PAS besoin de développer votre intuition.

Je sais. 

C’est exactement le contraire de ce qu’on vous répète partout depuis des années. 

Les formations, les stages, les exercices de clairvoyance, les ateliers pour « muscler votre 6ème sens »…

Tout ça part d’un postulat complètement faux.

Celui que votre intuition serait faible, atrophiée, endormie ou qu’elle aurait besoin d’être « travaillée » comme un muscle qu’on entraîne à la salle.

Mais voilà la vérité.

Votre intuition n’a jamais cessé de vous parler.

Pas une seule seconde.

Le problème n’est pas qu’elle soit faible.

Le problème, c’est que vous ne l’entendez plus.

Ce moment que vous connaissez trop bien

Vous savez de quoi je parle.

Ce moment précis où vous ressentez quelque chose

Un signal. 

Une certitude fugace dans le corps. 

Un « oui » ou un « non » qui monte depuis les tripes, sans explication logique…

Et puis.

Le mental débarque.

Comme un invité qui n’a pas été convié mais qui s’installe quand même au milieu du salon. 

Il pose ses valises. 

Il étale ses doutes sur la table.

« C’est ton intuition ou c’est ton mental ? »

« Tu es sûre que c’est un vrai ressenti ? »

« Et si c’était juste de la peur déguisée ? »

« Attends… analyse d’abord. »

Le ressenti s’évapore. 

La clarté disparaît. 

Et vous voilà de retour dans la boucle : celle du doute, celle de l’hésitation permanente, celle où vous ne savez plus faire la différence entre la voix de votre âme et le bruit de votre tête.

Si vous avez vécu ça — même une seule fois — alors vous comprenez exactement ce que je vais vous expliquer aujourd’hui.

Car ce n’est pas un problème de capacité.C’est un problème d’espace.

Pourquoi votre intuition se tait (et ce n’est pas ce qu’on vous a dit)

Le mental spirituel est aussi envahissant que le mental ordinaire. 

Parfois même davantage.

Laissez-moi m’expliquer.

Quand vous débutez un chemin d’éveil, le mental rationnel — celui qui calcule, qui planifie, qui analyse tout — commence à perdre du terrain. 

C’est normal et c’est même souhaitable.

Mais il ne disparaît pas.

Il se transforme.

Il devient un mental spirituel

Et celui-là… il est redoutable. 

Parce qu’il porte un masque. 

Il se fait passer pour de la sagesse, pour de l’évolution et pour du discernement.

Concrètement, voici ce que fait le mental spirituel :

  • Il analyse chaque synchronicité au lieu de la ressentir. Vous voyez 11h11 sur votre téléphone… et au lieu de laisser le message vous traverser, vous ouvrez Google pour chercher « signification 11h11 ». Le mental a pris le relais. L’intuition, elle, avait déjà livré son message — dans la seconde où vous avez vu ces chiffres. Avant même que votre pouce ne touche l’écran ;

  • Il intellectualise vos ressentis. Vous avez une sensation dans le plexus solaire. Au lieu de simplement la sentir, de l’accueillir, de la laisser parler… vous la cataloguez. « C’est mon 3ème chakra. Il doit être bloqué. Il faut que je travaille dessus. » Le ressenti vivant devient un concept. Et un concept, ça ne guide personne ;

  • Il transforme chaque expérience en formation supplémentaire. Vous lisez un livre sur l’intuition. Puis un autre. Puis un stage de 3 jours. Puis un atelier en ligne. Vous accumulez des techniques, des exercices, des protocoles. Et paradoxalement… plus vous en savez sur l’intuition, moins vous la sentez.

Carl Jung lui-même l’avait compris. 

Ce psychiatre visionnaire, pionnier de l’exploration de l’inconscient, avait identifié ce phénomène avec une précision chirurgicale. 

Pour lui, l’intuition n’est pas une fonction à développer de l’extérieur. 

C’est une fonction psychique innée — au même titre que la pensée, le sentiment ou la sensation. 

Elle est déjà là, complète et opérationnelle.

Le problème n’est jamais l’intuition elle-même.

Le problème, c’est tout ce qui l’empêche de s’exprimer.

Les 3 couches qui étouffent votre voix intérieure

Imaginez votre intuition comme une flamme.

Pas une petite flamme fragile. Non. 

Une flamme vive, puissante, constante. 

Elle brûle en vous depuis votre naissance. 

Elle n’a jamais vacillé… Pas une seule fois.

Mais au fil des années, des couches se sont déposées par-dessus. 

Comme de la cendre sur des braises. Les braises sont toujours là. Elles n’ont pas besoin qu’on les rallume. Elles ont besoin qu’on retire la cendre.

Voici les 3 couches principales :

  • Couche n°1 : le bruit mental permanent. Le bavardage intérieur, les pensées en boucle, les listes de choses à faire, les scénarios catastrophe, les « et si »… Selon une étude menée par des chercheurs en neurosciences de l’Université Queen’s à Kingston, le cerveau humain produit en moyenne 6 200 pensées par jour. Et chacune d’entre elles prend de la place. Chacune recouvre un peu plus la voix silencieuse de l’intuition. Votre intuition, elle, parle entre les pensées, dans les espaces, dans les silences. Si ces espaces n’existent plus… elle ne peut tout simplement pas se faire entendre ; 

  • Couche n°2 : le doute qui censure. Celui-là, vous le connaissez. C’est la petite voix qui dit « tu inventes ». Celle qui remet en question chaque ressenti avant même qu’il ait eu le temps de s’installer. Ce doute n’est pas un défaut. C’est une protection. Le mental a appris — souvent dans l’enfance — que se fier à ses ressentis pouvait être risqué. Alors il a installé un filtre. Un censeur. Chaque fois qu’un message intuitif arrive, le doute le bloque à la porte. Et avec le temps, vous avez fini par croire que le problème venait de votre intuition. Qu’elle était trop faible. Trop floue. Pas fiable. Alors qu’en réalité… c’est le filtre qui est trop épais

  • Couche n°3 : la surcharge spirituelle. Celle-là est la plus sournoise. Parce qu’elle se déguise en progression. Trop de formations. Trop de techniques. Trop de contenus. Trop de pratiques empilées les unes sur les autres. Le paradoxe est cruel : à force de vouloir développer votre intuition, vous avez créé un encombrement intérieur qui l’empêche de respirer.

C’est comme essayer d’entendre un murmure… dans un stade de football un soir de finale.

Le murmure est là. Il n’a pas cessé. Mais le vacarme le noie.

Le pivot : faire MOINS pour recevoir PLUS

Voici ce que j’aimerais que vous reteniez de cet email.

Vraiment.

La solution n’est pas d’en faire plus… C’est d’en faire moins.

Je sais que c’est contre-intuitif. 

Surtout quand vous avez un bagage spirituel solide. 

Quand vous avez déjà parcouru du chemin. 

L’idée de « faire moins » peut ressembler à un recul.

Mais c’est tout l’inverse.

Les maîtres zen l’ont toujours su. La tradition contemplative chrétienne aussi. Les soufis. Les yogis de la lignée du silence. 

Tous convergent vers le même point : l’intuition naît dans le vide, pas dans le plein.

Le grand mystique chrétien Maître Eckhart parlait du Gelassenheit — le « lâcher-prise » radical. Pour lui, ce n’est qu’en créant un vide intérieur que le divin peut se manifester et que la guidance peut être reçue.

Dans la tradition taoïste, Lao Tseu enseignait la même chose avec le concept du Wu Wei — l’agir par le non-agir. Ne pas forcer. Ne pas chercher. Laisser venir.

Et voici ce que la science moderne confirme : une étude publiée dans Psychological Science a démontré que les périodes de « repos mental » — ces moments où le cerveau n’est pas stimulé — activent ce qu’on appelle le réseau du mode par défaut. C’est précisément dans ce réseau que naissent les intuitions, les connexions soudaines, les « eureka » qui semblent venir de nulle part.

Votre intuition ne se développe pas.

Elle se dévoile quand vous créez l’espace.

Avec gratitude,

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