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Personne ne vous avait prévenu.

Personne ne vous avait dit que ce chemin… 

Celui que vous avez choisi avec tant d’espoir, tant de soif de vérité…

Allait parfois ressembler à une traversée du désert.

Seul(e).

Je reçois chaque semaine des messages qui me brisent le cœur.

Des messages de personnes comme vous, des chercheurs sincères, des âmes courageuses qui ont osé regarder au-delà du voile.

Et qui aujourd’hui se retrouvent face à une réalité que personne n’avait mentionnée dans les livres de développement personnel.

« Gabriel, depuis que j’ai commencé ce travail sur moi… mon mari me regarde comme si j’étais devenue folle. »

« Mes amis d’enfance ne m’appellent plus. Je les ennuie avec mes “trucs bizarres”. »

« Je me sens plus isolé(e) qu’avant de commencer. Est-ce normal ? »

Oui.

C’est normal.

Et aujourd’hui, je vais vous dire ce que peu de guides spirituels osent admettre.

La blessure dont personne ne parle

Il existe un mensonge silencieux dans le monde de la spiritualité.

Un mensonge par omission.

On vous parle d’illumination, de paix intérieure, de connexion avec l’Univers, d’amour inconditionnel…

On vous montre des images de lotus qui s’ouvrent, de lumière dorée, de sourires béats…

Mais on oublie de mentionner…

La nuit noire de l’âme.

On oublie de vous dire que l’éveil n’est pas une ligne droite vers le bonheur.

C’est une spirale.

Une spirale qui vous fait parfois descendre si bas que vous vous demandez si vous n’étiez pas mieux avant.

Avant de savoir.

Avant de voir.

Le mystique chrétien Saint Jean de la Croix l’avait compris au 16ème siècle. 

Il a donné un nom à cette expérience : La Noche Oscura del Alma.

La Nuit Obscure de l’Âme.

Ce passage obligé où tout ce que vous pensiez être… s’effondre.

Et avec lui, souvent… Vos relations.

Pourquoi vos proches ne vous reconnaissent plus

Quand vous avez commencé à vous éveiller…

Quand vous avez commencé à méditer, à lire, à explorer des dimensions de vous-même que vous ignoriez…

Avez-vous remarqué un changement dans le regard des autres ?

Ce n’est pas votre imagination.

Vous avez changé.

Et ce changement est visible, palpable et en fait dérangeant pour ceux qui vous entourent.

Parce que voici ce qui se passe réellement.

Avant votre éveil, vous jouiez un rôle. 

Un rôle que vous ne saviez même pas jouer

Le rôle de la personne que votre famille attendait, de l’ami(e) qui validait les plaintes ou du conjoint qui acceptait sans questionner.

Vous portiez un masque.

Et maintenant, ce masque tombe.

Pas parce que vous le voulez.

Mais parce que vous ne pouvez plus faire semblant.

Vous ne pouvez plus hocher la tête quand votre belle-sœur critique les autres pendant des heures…

Vous ne pouvez plus rire aux blagues qui rabaissent…

Vous ne pouvez plus prétendre que tout va bien quand votre cœur hurle que quelque chose doit changer…

Et cela…

Cela terrifie les gens autour de vous.

Le miroir que personne ne veut regarder

Car en fait, votre transformation est un miroir pour les autres.

Un miroir dans lequel ils voient leurs propres zones d’ombre, leurs propres peurs et leurs propres limitations.

Et ce miroir est inconfortable.

Quand vous parlez de méditation, votre ami entend : « Tu devrais méditer aussi, tu es trop stressé. »

Quand vous refusez de participer aux ragots, votre collègue entend : « Tu te crois mieux que nous. »

Quand vous exprimez vos nouvelles croyances, votre famille entend : « Tout ce qu’on t’a transmis ne vaut rien. »

Ce n’est pas ce que vous dites.

Mais c’est ce qu’ils entendent.

Parce que votre simple présence, votre simple existence en tant qu’être en évolution…

Remet en question leur propre stagnation.

Et face à ce miroir, la plupart des gens ont deux options.

Se regarder honnêtement et commencer leur propre transformation.

Ou…

Briser le miroir.

Vous éloigner.

Vous ridiculiser.

Vous faire sentir que vous êtes le problème.

La solitude sacrée (et pourquoi elle est nécessaire)

Je ne vais pas vous mentir…

Ce que vous traversez est douloureux.

Cette sensation d’être incompris(e).

Ce fossé qui se creuse entre vous et ceux que vous aimiez.

Ces conversations qui sonnent maintenant creux.

Ces soirées où vous vous sentez comme un(e) étranger(e) dans votre propre vie.

C’est une mort.

Une mort symbolique, certes. 

Mais une mort quand même.

La mort de qui vous étiez.

La mort de certaines relations.

La mort d’une version de votre vie.

Et comme toute mort…

Elle doit être pleurée.

Alors, donnez-vous la permission de pleurer, d’être en colère et même de regretter, parfois, d’avoir ouvert cette porte.

Ce n’est pas un échec spirituel.

C’est votre humanité qui s’exprime.

Et elle mérite d’être honorée.

Mais laissez-moi vous révéler quelque chose d’important.

Cette solitude que vous ressentez…

Cette sensation d’isolement…

Elle n’est pas une punition.

C’est une gestation.

Le cocon nécessaire

Dans la nature, la chenille ne devient pas papillon en société.

Elle s’isole.

Elle se crée un cocon.

Et à l’intérieur de ce cocon, quelque chose de remarquable se produit.

Son corps entier se liquéfie.

Oui, vous avez bien lu.

La chenille ne « grandit » pas des ailes.

Elle se dissout complètement.

Elle devient une sorte de soupe cellulaire.

Et de cette dissolution totale…

Émerge une créature entièrement nouvelle.

C’est exactement ce qui vous arrive.

Vous êtes dans le cocon.

Vous êtes en train de vous dissoudre.

Et ce processus ne peut pas se faire dans le bruit, dans les distractions ou dans les relations qui vous tiraient vers votre ancienne forme.

Vous avez besoin de silence, d’espace, de cette solitude sacrée pour permettre à votre nouvelle forme d’émerger.

Carl Jung, le père de la psychologie analytique, parlait du processus d’individuation.

Ce chemin par lequel nous devenons véritablement nous-mêmes.

Il avertissait que ce processus implique toujours une forme de séparation.

Une séparation des attentes collectives, des rôles imposés et des relations qui vous maintenaient dans une version limitée de vous-mêmes.

Ce que vous perdez… et ce que vous gagnez

Donc oui, vous allez perdre des gens.

Des gens que vous aimiez sincèrement.

Des gens avec qui vous pensiez passer votre vie.

Ce n’est pas parce qu’ils sont « mauvais ».

Ce n’est pas parce que vous êtes « meilleur(e) ».

C’est simplement parce que vos fréquences ne correspondent plus.

Et ce n’est la faute de personne.

C’est simplement la réalité de l’évolution.

Mais la bonne nouvelle, c’est que de nouvelles personnes vont apparaître.

Des personnes qui émettent sur votre nouvelle fréquence.

Des personnes qui comprendront vos silences, qui respecteront votre chemin, qui n’auront pas besoin que vous portiez un masque.

Ces personnes existent.

Elles vous cherchent autant que vous les cherchez.

Mais elles ne peuvent pas vous trouver…

Tant que vous restez accroché(e) à l’ancienne fréquence.

Mais je sais, c’est difficile car il y a un sentiment dont on parle rarement.

La culpabilité du voyageur

La culpabilité de 

Changer alors que les autres restent les mêmes…

Vouloir plus alors que votre entourage se contente de moins

Ne plus vous satisfaire d’une vie qui, objectivement, n’est « pas si mal »…

Cette culpabilité peut être paralysante.

Elle peut vous faire douter de tout votre chemin.

« Qui suis-je pour vouloir plus ? »

« Peut-être que je devrais simplement accepter ma vie telle qu’elle est. »

« Peut-être que je suis égoïste de chercher l’éveil. »

Laissez-moi vous dire quelque chose.

Votre éveil n’est pas égoïste.

C’est le contraire, en fait.

Parce que la personne que vous devenez…

Cette version plus consciente, plus alignée, plus authentique de vous-même…

Elle a quelque chose à offrir au monde.

Quelque chose que votre ancienne version ne pouvait pas donner.

Rester petit(e) pour ne pas déranger les autres… Ce n’est pas de l’humilité.

C’est une trahison envers votre âme.

Et envers tous ceux que vous êtes destiné(e) à toucher, inspirer, aider.

Maintenant, même si ce n’est pas facile, regardons ensemble

Comment traverser cette épreuve

Je ne vais pas vous donner de formule magique.

Il n’y en a pas.

Mais voici ce que j’ai appris, personnellement, en traversant mes propres nuits obscures : 

1. Cessez de vous justifier. Vous n’avez pas à expliquer votre chemin à ceux qui ne sont pas prêts à l’entendre. Votre transformation n’a pas besoin d’être validée par les autres. Elle est votre vérité. Et parfois, la réponse la plus sage est simplement le silence ; 

2. Trouvez votre tribu. Quelque part, il existe des gens comme vous : des chercheurs, des questionneurs, des âmes en éveil. Cherchez-les en ligne, dans des cercles de méditation, dans des ateliers… N’attendez pas qu’ils viennent à vous. Faites le premier pas ;

3. Honorez votre deuil. Les relations qui s’effritent méritent d’être pleurées, et ce même si la séparation est nécessaire et même si elle est pour votre bien. Accordez-vous le temps de ressentir cette perte sans la spiritualiser et sans prétendre que « tout arrive pour une raison ». Parfois, ça fait juste mal. Et c’est normal

4. Rappelez-vous pourquoi vous avez commencé. Dans les moments les plus sombres, revenez à cette étincelle initiale, cette soif de vérité, cette intuition que la vie avait plus à offrir. Cette étincelle est toujours là. Elle ne s’éteint jamais. Même quand vous ne la sentez plus.

5. Soyez patient(e) avec vous-même. Le papillon n’émerge pas du cocon en une nuit. L’éveil est un processus avec des hauts, des bas, des plateaux et aussi des rechutes. Et c’est exactement comme ça que c’est censé être.

Je veux vous laisser avec ceci.

Ce que vous traversez en ce moment…

Cette solitude.

Cette incompréhension.

Ce sentiment d’être entre deux mondes…

Cela va passer.

Non pas parce que vous allez revenir en arrière.

Mais parce que vous allez émerger.

Transformé(e).

Plus fort(e).

Plus clair(e).

Plus vous.

Et quand vous regarderez en arrière sur cette période…

Vous la verrez pour ce qu’elle était vraiment.

Un passage initiatique.

Une porte que vous avez eu le courage de franchir.

Alors que tant d’autres restent figés devant elle, paralysés par la peur de ce qu’ils pourraient perdre.

Vous, vous avez choisi…

La vérité plutôt que le confort.

L’authenticité plutôt que l’approbation.

Vous.

Et ce choix, aussi douloureux soit-il aujourd’hui…

Est le plus beau cadeau que vous puissiez faire à votre âme.

La nuit est peut-être sombre.

Mais l’aube arrive toujours.

Je crois en vous.

Avec toute ma compassion et mon soutien,

P.S. : Si ces mots ont résonné en vous… si vous vous êtes reconnu(e) dans ce que j’ai décrit… sachez que vous n’êtes pas seul(e). Des milliers d’âmes traversent exactement la même épreuve en ce moment. Et parfois, simplement savoir que d’autres comprennent… ça change tout. N’hésitez pas à partager votre expérience en commentant. Je lis chacun de vos messages.

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