Il y a quelques mois, j’ai reçu un message qui m’a glacé le sang.
Une femme — appelons-la Christine — me racontait une expérience qu’elle avait vécue pendant une méditation profonde.
Elle décrivait comment, soudainement, elle avait ressenti une expansion infinie.
Son corps avait disparu.
Les frontières entre elle et l’Univers s’étaient dissoutes.
Elle flottait dans un océan de lumière dorée, connectée à TOUT ce qui existe.
Une paix qu’elle n’avait jamais connue l’enveloppait.
Et puis…
Elle a ouvert les yeux.
Brusquement. Volontairement.
Elle a choisi de quitter cet état.
Pourquoi ?
« J’ai eu peur, Gabriel. J’ai eu peur de ma propre lumière. C’était trop… trop grand. Trop beau. J’ai paniqué. »
Quand j’ai lu ces mots, j’ai su que je devais vous écrire cette lettre.
Parce que Christine n’est pas seule.
Vous avez probablement vécu exactement la même chose.
Peut-être pas pendant une méditation.
Peut-être que c’était pendant un moment de connexion profonde avec quelqu’un.
Ou lors d’une contemplation de la nature.
Ou simplement un matin ordinaire, où soudain, pendant quelques secondes, le voile s’est levé…
Et vous avez vu.
Vous avez ressenti.
L’immensité de ce que vous êtes vraiment.
Et puis ?
Vous avez fait marche arrière.
Le paradoxe le plus cruel du chemin spirituel
En fait, ce n’est pas l’obscurité qui nous fait peur.
C’est la lumière.
Marianne Williamson l’a exprimé avec une justesse bouleversante :
« Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur. Notre peur la plus profonde est que nous soyons puissants au-delà de toute mesure. C’est notre lumière, pas notre obscurité, qui nous effraie le plus. »
Relisez cette phrase.
Laissez-la pénétrer.
Parce qu’elle contient une vérité que votre ego préférerait ignorer :
Vous n’avez pas peur d’échouer sur votre chemin spirituel.
Vous avez peur de réussir.
Vous avez peur de découvrir l’étendue vertigineuse de votre propre nature.
De réaliser que vous êtes bien plus vaste, bien plus lumineux, bien plus puissant que tout ce qu’on vous a jamais appris à croire.
Et cette peur ?
Elle est inscrite dans votre biologie.
Pourquoi votre système nerveux sabote votre expansion
Imaginez que votre système nerveux soit comme un thermostat.
Il est programmé pour maintenir une certaine « température » — un niveau d’énergie, d’ouverture, de conscience que votre corps considère comme normal.
Cette température, vous l’avez calibrée pendant des années.
À travers vos expériences d’enfance, vos blessures, vos conditionnements.
Ce que votre environnement vous a appris être « sûr » et « acceptable ».
Maintenant, imaginez ce qui se passe quand vous méditez profondément…
Quand vous touchez un état d’expansion authentique…
Quand votre conscience s’élève BIEN AU-DESSUS de cette température habituelle…
Votre thermostat interne déclenche l’alarme.
Le Dr Stephen Porges, créateur de la théorie polyvagale, a démontré quelque chose de fascinant :
Notre système nerveux autonome ne fait pas la différence entre une menace réelle et un changement trop rapide de notre état interne.
Que vous soyez poursuivi par un lion…
Ou que vous expérimentiez soudainement une dissolution de votre ego dans l’infini…
Pour votre système nerveux, c’est la même chose.
Une menace.
Un danger.
Quelque chose qui doit être stoppé.
C’est pourquoi vous ouvrez brusquement les yeux en méditation.
C’est pourquoi vous trouvez soudain une « bonne raison » d’arrêter votre pratique.
C’est pourquoi, au moment précis où vous touchez quelque chose d’immense, une partie de vous appuie sur le frein d’urgence.
C’est pourquoi, je veux que vous puissiez reconnaître ce mécanisme quand il se produit.
Les 5 façons dont votre corps dit « STOP »
Parce que la conscience est la première étape de la libération.
Voici les 5 signaux les plus courants que votre système nerveux utilise pour vous ramener dans votre « zone de sécurité » :
- La distraction soudaine. Vous êtes en pleine méditation, quelque chose de profond commence à émerger… et soudain, vous pensez à cette facture que vous avez oubliée. Ou à ce message que vous devez envoyer. C’est urgent. Vous devez arrêter maintenant. Ce n’est pas un hasard. C’est votre mental qui génère une « sortie de secours » ;
- L’inconfort physique mystérieux : une démangeaison insupportable, une envie pressante d’aller aux toilettes, une douleur qui apparaît de nulle part… Votre corps crée littéralement des sensations pour vous forcer à bouger, à quitter l’état dans lequel vous étiez ;
- La peur sans objet. Une angoisse diffuse qui monte… Le cœur qui s’accélère… Une sensation de « c’est trop »… Sans raison apparente. C’est votre système nerveux sympathique qui s’active — la réponse « combat ou fuite » — face à ce qu’il perçoit comme un danger ;
- La rationalisation. « De toute façon, ce n’était probablement que mon imagination. Les gens normaux ne vivent pas ce genre de choses. Je ferais mieux de garder les pieds sur terre. » Votre mental intellectualise pour invalider l’expérience que vous venez d’avoir ;
- L’oubli. Le plus insidieux de tous. Vous vivez quelque chose de profond… et quelques heures plus tard, c’est comme si ça n’avait jamais existé. Le souvenir s’estompe. L’intensité disparaît.
Ce n’est pas un accident.
C’est un mécanisme de protection.
Maintenant, allons plus profond.
Parce que cette peur de votre propre lumière ne vient pas de nulle part.
Elle a une origine.
Et cette origine se trouve souvent dans votre enfance.
La blessure originelle qui alimente cette peur
Réfléchissez un instant :
Quand vous étiez petit(e), qu’est-ce qui se passait quand vous brilliez trop ?
Quand vous étiez trop joyeux, trop exubérant, trop vivant ?
Quand vous exprimiez pleinement votre énergie, votre créativité, votre lumière naturelle ?
Pour beaucoup d’entre nous, la réponse est douloureuse :
On nous a dit de
Nous calmer, ne pas faire « trop de bruit », ne pas attirer l’attention, ne pas être « trop »…
Vos parents, vos enseignants, votre entourage — souvent avec les meilleures intentions du monde — vous ont appris que briller était dangereux.
Que cela rendait les autres inconfortables.
Que cela vous exposait à la critique, à la jalousie, au rejet.
Alors vous avez appris à réduire votre flamme, à vous faire plus petit(e), à garder votre lumière sous contrôle.
Et cette leçon ?
Elle est encore active aujourd’hui.
Chaque fois que vous approchez de votre véritable nature lumineuse, cette vieille programmation se réveille et murmure :
« Attention. C’est dangereux de briller. Reste petit(e). Reste en sécurité. »
Et c’est dommage…
Ce que vous ratez en faisant marche arrière
Car,
Chaque fois que vous touchez un état d’expansion et que vous reculez…
Chaque fois que vous approchez du seuil et que vous faites demi-tour…
Vous vous privez de quelque chose d’inestimable.
Non pas parce que l’état lui-même est important.
Les états vont et viennent.
Mais parce que chaque fois que vous traversez ce seuil — chaque fois que vous RESTEZ dans l’expansion malgré la peur — vous reprogrammez votre système nerveux.
Vous lui apprenez que c’est sûr d’être vaste.
Que c’est sûr de briller.
Que c’est sûr d’être pleinement vous-même.
Et petit à petit…
Votre « thermostat interne » se recalibre.
Ce qui était autrefois terrifiant devient confortable.
Ce qui semblait inaccessible devient votre nouvelle normalité.
Les mystiques de toutes les traditions le savent : l’éveil n’est pas un événement unique.
C’est une série de petites « morts » et de « renaissances ».
Chacune vous invitant à lâcher un peu plus de ce que vous pensiez être…
Pour découvrir un peu plus de ce que vous êtes vraiment.
Maintenant, voici la question cruciale :
Comment retourner vers ces états d’expansion… sans déclencher la panique de votre système nerveux ?
La réponse tient en un mot : progressivement.
Vous n’allez pas essayer de tout changer d’un coup.
Vous n’allez pas forcer les portes de l’infini.
Vous allez négocier avec votre système nerveux.
Voici le processus en 4 étapes :
- Étape 1 : Reconnaître sans juger. La prochaine fois que vous sentirez cette envie de « faire marche arrière » pendant une méditation ou une expérience d’expansion… Ne vous battez pas contre. Ne vous critiquez pas. Observez simplement. Dites-vous intérieurement : « Ah, voilà. Mon système nerveux essaie de me protéger. Il fait son travail. » Cette simple reconnaissance change tout. Elle crée un espace entre vous et la réaction automatique ;
- Étape 2 : l’ancrage dans le corps. Avant même que la panique monte, ramenez doucement votre attention vers quelque chose de physique et de rassurant : le contact de vos mains sur vos cuisses, le poids de votre corps sur le sol ou la chaise, le son de votre respiration. Cet ancrage envoie un signal à votre système nerveux : « Tout va bien. Je suis en sécurité. Mon corps est là. » Vous pouvez être À LA FOIS ancré(e) dans votre corps ET ouvert(e) à l’expansion. Les deux ne sont pas opposés ;
- Étape 3 : la technique du « 10% de plus ». Voici une technique que j’utilise personnellement et que j’enseigne : au lieu d’essayer de maintenir une expansion totale (ce qui déclenche la panique)… Demandez-vous simplement : « Puis-je rester ici juste 10% plus longtemps ? » Pas deux heures de plus. Pas même cinq minutes. Juste… un tout petit peu plus. 10% de plus d’ouverture. 10% de plus de présence. 10% de plus de lumière. C’est suffisant. Parce que ces 10%, répétés jour après jour, semaine après semaine, créent une transformation profonde et durable. Sans traumatiser votre système. Sans brûler vos circuits ;
- Étape 4 : l’intégration consciente. Après chaque expérience d’expansion — même petite — prenez quelques minutes pour l’intégrer : écrivez ce que vous avez ressenti, parlez-en à quelqu’un de confiance, faites quelque chose d’ordinaire et d’ancrant (marcher, manger, toucher la terre). Cette intégration est CRUCIALE. Elle permet à votre système nerveux d’assimiler la nouvelle « température ». De comprendre que l’expansion n’est pas une exception dangereuse… Mais une nouvelle façon d’être.
Alors voilà…
La prochaine fois que vous toucherez quelque chose de grand…
La prochaine fois que vous sentirez les premières vagues de l’expansion…
La prochaine fois que votre lumière commencera à briller plus fort que d’habitude…
Je vous invite à faire quelque chose de révolutionnaire : restez.
Juste un instant de plus.
Pas pour prouver quoi que ce soit.
Pas pour atteindre un objectif.
Mais simplement pour vous montrer — pour montrer à chaque cellule de votre corps — que c’est sûr d’être qui vous êtes vraiment.
Que c’est sûr de briller.
Que l’Univers entier conspire pour que vous réalisiez votre nature véritable…
Et que la seule chose qui vous en sépare, c’est cette vieille peur qui n’a plus besoin de vous gouverner.
Avec gratitude et enthousiasme,
PS : Si cette lettre a résonné en vous… si vous vous êtes reconnu(e) dans ces mots… je serais honoré que vous partagiez votre expérience avec moi. Ecrivez un commentaire. Je lis personnellement chaque message.



